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Loi Duflot Conseil

Duflot social et logement intermédiaire : fonctionnement passé et relais

Duflot social et logement intermédiaire : fonctionnement passé et relais

Note : Le volet intermédiaire du Duflot ne concerne plus que des baux en cours : selon la fiche Service-Public.fr F31151, la réduction Duflot visait les opérations de janvier 2013 à août 2014 ; quant au Scellier social, le Bulletin officiel des finances publiques (BOI-IR-RICI-230-10-30) le rattache aux investissements réalisés du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2012.

La loi du social dans l'immobilier recouvre différentes catégories de logement selon les plafonds de loyer et les ressources exigées. Le logement social classique, géré par les organismes HLM, s'adresse aux ménages aux revenus les plus modestes avec des loyers très bas. Le logement intermédiaire, auquel appartenait le dispositif Duflot, ciblait les ménages qui gagnent trop pour accéder au HLM mais pas assez pour payer les loyers de marché dans les zones tendues.

Le Scellier social : une réduction majorée contre des loyers plus bas

La loi Scellier sociale était une variante du dispositif Scellier offrant un taux de réduction d'impôt majoré, jusqu'à 25 % au lieu de 13 %, en échange de plafonds de loyer inférieurs d'environ 30 % aux plafonds Scellier classiques. Les ressources des locataires étaient également soumises à des seuils plus restrictifs. Cette mécanique visait à créer une offre de logement accessible pour les ménages modestes dans les zones tendues, en dehors du parc HLM traditionnel.

Le dispositif Duflot a repris cette logique sans offrir de taux majoré pour le volet social : le taux de 18 % était unique pour tous les investissements. Les plafonds de loyer Duflot étaient déjà fixés à un niveau inférieur d'environ 20 % aux loyers de marché dans les zones éligibles, ce qui garantissait une accessibilité réelle sans nécessiter une variante spécifique. L'objectif affiché était de construire 500 000 logements par an, un chiffre qui n'a pas été atteint, le dispositif ayant séduit moins d'investisseurs que prévu en raison de sa brèveté (deux ans d'existence seulement).

Le logement intermédiaire après Duflot

De 2014 à 2024, le régime Pinel a assuré la continuité de l'offre de logement intermédiaire privé dans les zones A bis, A et B1. Les plafonds de loyer Pinel, toujours appliqués aux engagements en cours, restent inférieurs aux loyers de marché pour garantir l'accessibilité. Pour les bailleurs institutionnels, le dispositif BRS (Bail Réel Solidaire) et le LLI (Logement Locatif Intermédiaire) offrent des alternatives complémentaires. Pour un particulier, le Pinel a longtemps été la voie d'accès principale au secteur intermédiaire avec avantage fiscal ; il ne concerne plus que les opérations réalisées jusqu'au 31 décembre 2024 (Service-Public.fr).

La notion de logement intermédiaire a évolué depuis 2013. Le dispositif BRS (Bail Réel Solidaire) permet depuis 2017 aux organismes de foncier solidaire de dissocier le foncier du bâti, réduisant le prix d'achat pour l'acquéreur. Le LLI (Logement Locatif Intermédiaire), réservé aux investisseurs institutionnels, propose des loyers proches des plafonds Pinel avec une TVA réduite. Pour un particulier, la voie la plus directe vers le marché intermédiaire avec avantage fiscal passe désormais par le statut du bailleur privé de la loi de finances pour 2026 (achats en immeuble collectif depuis le 21 février 2026, location intermédiaire), le Pinel étant fermé aux nouveaux achats.

Et aujourd'hui, le logement intermédiaire privé sans Duflot social

Pour un particulier, le Denormandie reste le dispositif ouvert qui associe réduction d'impôt, plafond de loyer et plafond de ressources du locataire ; il accepte les investissements jusqu'au 31 décembre 2027, selon la fiche Service-Public.fr F35011, mais uniquement dans l'ancien rénové. Le déficit foncier, déductible du revenu global à hauteur de 10 700 euros par an, peut accompagner une rénovation menée avant une location à loyer modéré.

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